Polinum (Plateforme Opérationnelle pour le LIvre NUMérique) est une plateforme collaborative de recherche et développement pour la numérisation et la valorisation des fonds patrimoniaux, industriels et informationnels. L’objectif de ce consortium est de numériser, diffuser et valoriser, c’est-à-dire mettre en place une numérisation de documents qui seront accessibles sur écran, et permettre une interopérabilité du contenu.
Le grand enjeu de la numérisation est notamment de permettre une diffusion de livres anciens, fragiles, ne pouvant pas passer dans toutes les mains. La numérisation permet de conserver le document, à l’abri des manipulations, qui vont se faire de façon électronique. Mais la numérisation coûte cher : il faut un spécialiste pour scanner page par page des livres qu’on peut parfois à peine ouvrir !
Le projet Polinum souhait répondre à ce problème en automatisant tout le processus, pour réduire les coûts de numérisation (60% du coût correspond aux ressources humaines), mais aussi en automatisant le contrôle, l’indexation, l’insertion de métadonnées dans les fichiers. Son objectif est donc d’offrir des méthodes et des outils (suites logicielles, reconnaissance optique des caractères, moteur de recherche, etc) pour une lecture numérique optimale des oeuvres.
Polinum affirme son opposition aux pratiques de Google, qui ne propose pas « un service gratuit mais un troc à ses bibliothèques partenaires », puisqu’ils s’engagent à respecter une exclusivité de 20 ans sur l’exploitation des contenus numérisés. Google, en se la jouant solo (il a développé sa propre technique de numérisation) ne peut ni proposer une qualité optimale de numérisation, ni scanner tous les formats d’ouvrages, ce qui amène à des numérisations d’oeuvres incomplètes.
Le projet Polinum est cofinancé par le Conseil Régional d’Aquitaine et les fonds Européens FEDER (Fonds Européens de Développement Régional). Son budget total est de 4M€. La plateforme est installée sur le campus des universités de Bordeaux.
Un logiciel qui permet de progresser rapidement et efficacement en orthographe ? C’est l’ambition du projet Voltaire. Ce logiciel, développé par Woonoz, est accessible directement sur le site, pas besoin d’installation, tout se passe en ligne.
Une première étape consiste à effectuer un diagnostic : l’utilisateur doit détecter les fautes d’orthographe dans une série de phrases. Après cela, selon les réponses données, le logiciel calcule les règles maîtrisées ou pas. La deuxième étape va alors consister à faire travailler l’utilisateur sur les règles qui demandent à être revues. De la même façon, il faut corriger les fautes dans diverses phrases, mais cette fois l’explication de la règle est donnée à chaque erreur.
Cet outil répond à une demande de remise à niveau des Français, dans les entreprises et dans les universités. Il est clair qu’un CV ou une lettre de motivation, ainsi qu’un dossier ou un compte-rendu de stage, remplis de fautes décrédibilisent le contenu. Les fautes, on ne voit que ça !
Un test gratuit est disponible : Test gratuit
Bien évidemment, la version complète est payante, soit 39,60 € ! Elle comprend :
- 140 règles d’orthographe et de grammaire
- 7 niveaux de difficulté pour progresser en douceur
- 3000 exercices différents pour vous entraîner
- Un accès illimité pendant 1 an depuis n’importe quel ordinateur
- Un tableau de bord pour visualiser votre progression et vos acquis
Il serait très intéressant que des logiciels de ce type se développent dans les écoles et dans les entreprises !
Respectons notre langue française, apprenons l’orthographe !
En décembre 2009, a été publié le « Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française ». Ce rapport d’environ 200 pages a pour objectif de dresser un bilan complet de la situation linguistique de notre pays et de la place du français dans le monde.
J’aimerais revenir sur plusieurs parties de ce rapport qui me touchent plus particulièrement :
Dans le chapitre « Encourager l’usage du français et le plurilinguisme dans les services publics » :
- L’enrichissement de la langue française
Dans le chapitre « Garantir un droit au français dans le monde du travail et la vie sociale » :
- L’information des consommateurs
Bien sûr, cet article reprend seulement quelques notions intéressantes du rapport. Alors, pour ceux qui souhaitent en lire plus :
Dans le cadre de mon Master, j’ai eu l’occasion de travailler sur une création sonore, à partir d’interviews réalisées auprès de deux cinémas associatifs de Nantes :
- Rencontre avec Kévin du cinéma Bonne Garde ;
- Rencontre avec Emmanuel du cinéma Le Cinématographe.
Je vous laisse écouter ma première création :
Pour mes amis bretons, exilés sur Paris, et pour les autres aussi bien sûr, je vous propose une sortie culturelle sur un thème qui je suis sûre va vous plaire !

Depuis le 20 octobre 2009 et jusqu’au 24 janvier 2010, la Bibliothèque Nationale de France propose une exposition sur « La Légende du Roi Arthur« . Elle présente « les plus belles œuvres médiévales inspirées par la légende : manuscrits, objets d’orfèvrerie, ivoires. Elle interroge l’histoire des textes et l’historicité du Roi Arthur, aborde les grands thèmes arthuriens, tels que la chevalerie, l’amour courtois ou les grands personnages comme Arthur et Merlin. Elle évoque aussi la réception du mythe, de l’Europe médiévale à nos jours, à travers des arts aussi différents que la littérature, la peinture, l’opéra, le cinéma ou le jeu vidéo. »
Cette exposition succède à une autre qui était présentée à Rennes en 2008-2009 : « Le roi Arthur, une légende en devenir », et en 2011 aura lieu une troisième exposition à Troyes.
Pour donner un avant-goût, et/ou pour ceux qui ne pourront pas se déplacer, la BnF propose une exposition virtuelle au lien suivant : La Légende du Roi Arthur
Cette exposition me donne l’occasion de conseiller le magnifique livre de Chrétien de Troyes : Perceval ou le Roman du Graal, dans la suite !

Afin d’inaugurer mon blog, rien de mieux qu’un article sur la réforme de l’orthographe !
A l’heure de l’internet, du téléphone portable, l’orthographe de la langue française connaît des moments difficiles. Alors, l’idée d’une réforme de l’orthographe satisferait nombre d’entre nous. Il est vrai que le français ne nous fait pas de cadeau ! Et pourtant, la simplification de l’orthographe me laisse perplexe. Certes, certaines règles, dont j’ai jamais pu me souvenir, accompagnées de leurs exceptions, que j’ai bien sûr oubliées, l’écriture de certains mots, qui semble complètement insensée, me fait quelque fois tourner en bourrique ! Mais, une simplification de l’orthographe serait comme la blesser… D’ailleurs, je crois que je me ferais jamais à l’idée de certaines réformes proposées par l’Académie Française en 1990 !
Cette année-là, l’Académie Française publie un certain nombre de rectifications dans le but de supprimer des anomalies de l’orthographe française. L’objectif n’est pas de les imposer de façon stricte, mais de les soumettre à l’épreuve du temps.
Cette publication a fait réagir les défenseurs de l’orthographe ancienne, qui expliquaient que modifier ne serait-ce qu’un seul accent ébranlerait tout l’édifice d’une orthographe parvenue à un état de perfection supposé, et que le risque est de glisser vers une transcription phonétique pure et simple de l’oral. Il me semble que la question se pose encore aujourd’hui, et elle va sûrement continuer à faire débat…
Je vous propose maintenant dans la suite de vous présenter quelques rectifications que l’Académie Française à proposer en 1990.

